samedi 14 mai 2005
Cessna
À Vachinton, les édifices du parlement ("Congress") ainsi que la Maison Blanche ont été évacués d'urgence dans le cadre d'une "alerte rouge"; un hélico militaire, un petit jet et deux chasseurs militaires F-16 ont été dépêchés en panique... pour forcer à atterrir un petit avion monomoteur de tourisme Cessna, piloté par un bon Yanqui mais qui s'était, oh horreur, approché à 4,8 kilomètres près du no-man's-land décrété depuis septembre 2001 au-dessus de ladite Maison Blanche. NON MAIS vraiment, on peut dire que la paranoïa règne encore et toujours aux États Honnis d'Amérique.
Il Partito Liberale
La commission d'enquête Gomery (du nom du juge qui la préside)
poursuit son examen des détournements massifs de fonds publics vers les
coffres du Parti Libéral du Canada et peut-être aussi du Québec, en
passant par des publicitaires complices qui y ont d'ailleurs fait
fortune, à l'occasion d'une ridicule campagne de séduction des
Québécois à coup de "commandites", c'est à dire en placardant un peu
partout des drapeaux ainsi que le mot "Canada"... comme si on pouvait "vendre" une option politique comme si c'était un vin apéritif.
Or à mesure que les complicités sont dévoilées, il semble de plus en plus apparent qu'un clique organisée sévit all' Partito Liberale, au point même d'en prendre le contrôle. NON MAIS quand même, il ne faut pas tomber dans le racisme, même s'il y a de plus en plus de noms en "i" ou en "o" qui se découvrent, comme Morselli, Gagliano, D'Errico, Cusano, Bro, Corrivo...
Cortes
Bon,
encore une manif, celle-là jeudi, on ne sait trop par qui et pourquoi,
sauf qu'elle visait le Ministre de l'Éducation du Québec. Nos fidèles
lecteurs seront heureux d'apprendre que nous venons de découvrir une
intéressante équation comptable. Vous voulez savoir quelle est la
situation financière de divers groupes ou classes de québécois? C'est
simple: plus ils sont riches et bien nantis, plus ils peuvent se
permettre de perdre une journée de salaire, donc plus ils gueulent et
protestent pour s'en tirer plus, encore plus, toujours plus.
Et, puisque l'argent ne pousse pas dans les arbres, chaque dollar que gobent des guildes ou des syndiqués est détourné des citoyens faibles et isolés: les aînés, les malades, et bien sûr les contribuables en général. NON MAIS que voulez-vous, c'est ça la vie: «Au plus fort la poche», comme proclamait aux Aztèques Fernando Cortes (à moins que ça soit en bon marsupial Skippy le kangourou?)
vendredi 13 mai 2005
St-Supplice
À Montréal, la bibliothèque Saint-Sulpice vient de perdre sa mission ainsi que ses trésors, le tout ayant été ajouté aux collections de la Grande Bibliothèque du Québec qui vient d'ouvrir. Un dénommé Stephen Grenier Stimi voudrait alors que la St-Supplice soit changée en lieu d'exposition des toiles d'artistes québécois. NON MAIS quelle idée origéniale! Et on pourrait nommer ça... voyons voir... une galerie? un musée? Non, selon monsieur Stimi, ce serait une pinacothèque. Ah? En plus des toiles on aura droit à du Pina Colada?
Oh ma mère!
Après le Registre des armes à feu créé par le Gouvernement du Canada, tristement célèbre par son coût absolument délirant (plus de 2 milliards) voici maintenant qu'on parle de créer un Registre des augmentations mammaires! NON MAIS à notre humble avis, pour avoir une idée pareille, ça prend des sacrés totons!
ADM
L'administration des Aéroports de Montréal (ADM), dont la devise est «Si le Bon Dieu avait voulu que vous volassiez, il vous aurait mis 2 L.O.Q.», vient de réduire son personnel de sécurité mais insiste que ceci améliore la sécurité des voyageurs. NON MAIS vous ne voyez pas comment c'est possible? C'est pourtant bien simple: l'ADM suit l'exemple du Système de santé Québécois: si on parvient à rendre le zigonnage pré-embarquement assez long et pénible, les voyageurs, écoeurés, resteront chez eux... en toute sécurité.
jeudi 12 mai 2005
Livraison
Autrefois, les gens sans emploi déménageaient dans des régions où il y en avait, du travail. Aujourd'hui, à Huntingdon, par exemple, ils organisent des manifestations exigeant que le gouvernement leur en amène dans leur propre municipalité. NON MAIS quoi, quoi, c'est l'ère de la livraison à domicile: journaux, pizza, achats par catalogue... alors pourquoi pas les emplois?
Meneuses de claques
Les législateurs du Texas viennent de passer une loi pour réprimer «les gestes sexuellement suggestifs» des cheerleaders (terme étrangement traduit par: «meneuses de claques», ci-contre).
NON MAIS
en vérité je vous le dis, il était temps qu'on mette fin à cette
honteuse coutume des
vieux cochons qui vont assister à un match de football pour voir des
gestes sexuellement suggestifs, au lieu d'aller dans un club de
danseuses nues comme tout le monde. Sauf bien sûr les vertueux
législateurs du Texas qui eux vont au football, mais seulement pour
s'assurer qu'il ne s'y commet pas de gestes sexuellement suggestifs (comme le mec dans la photo qui mime une érection devant une fille et une claque?)
ADFDOAODDQ
L'ADFDPAODDQ (l'Association des familles des personnes assassinées ou disparues du Québec) vient de se manifester (Non, cette association existe réellement) et demande de créer (Puisque je vous le dis!) de créer une escouade (Voyons: est-ce qu'on peut inventer un nom pareil?) une «escouade des crimes non résolus» NON MAIS la police, alors, elle va s'occuper des crimes qui sont déjà résolus? Meuhnon! Elle va continuer de s'occuper de sa vraie raison d'être: donner des contraventions aux automobilistes.
mercredi 11 mai 2005
Huntingdon
Le maire Gendron du hameau de Huntingdon (Québec) a personnellement organisé le bloquage de la route 138 à l'appui des revendications de ses administrés, qui viennent de perdre de nombreux emplois à la suite de la fermeture d'usines de textiles, et qui exigent que le gouvernement leur crée d'autres emplois. Son Honneur affirme que le chef de Cabinet du Premier Ministre l'a expressément autorisé à aller de l'avant avec son projet. NON MAIS nous devinons que le maire Gendron a interprété comme "autorisation à aller de l'avant" une phrase de quatre mots dont il n'a saisi que les trois premiers: «Ah, va donc [~~~~~]!»